vendredi 3 février 2017

R.I.P.

Après un bout d’hiver en Europe, je retourne sur ma colline africaine pour un nouveau séjour missionnaire de 5 mois. Prendre l’avion est un mélange de soucis, d’efforts et de découvertes. Le moment qui précède l’embarquement est propice à de grandes décisions : faut-il se lever dès que la file se forme au risque de poireauter debout de longues minutes ou vaut-il mieux attendre, tranquillement assis, que la colonne se résorbe pour se lever et embarquer parmi les nonchalants derniers ?

En Europe la question est pertinente, en Afrique non. Dans les moiteurs pénibles des aéroports congolais, il vaut mieux se lever et être en bonne place dans la file pour avoir une chance de caser son bagage sur sa tête près de soi. Car s’il est une chose que les Africains adorent c’est d’avoir un excédent de bagages à main : une petite valise, un sac à main, une grosse trousse et un sac de plastique assistent penauds aux tractations de leur proprétaire avec l’hôtesse de l’air, puis à la recherche d’une place pour les caser.

Dès lors, à coup sûr, si vous arrivez parmi les nonchalants derniers, vous n’avez aucune chance de trouver une place pour votre petite valise standart !

Lors de mon dernier voyage, mes voisines ont fait fort. Elles sont arrivées dans l’avion avec, en plus de leurs sacs divers, deux grandes couronnes funéraires en fausses fleurs, peu cachées dans un plastique presque transparent jaune. Et j’ai assisté, au-dessus de ma tête médusée, à l’installation des couronnes dans le porte-bagages qui n’en demandait pas tant.

Le reste du voyage j’ai presque reposé en paix !

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