samedi 16 juin 2018

les papas


Vu l’énorme succès de mes photos de mamans pour la fête des mères au mois de mai, voici quelques papas de ma paroisse en hommage à tous les papas du monde pour la fête des pères de la France !






samedi 9 juin 2018

le haïku du papillon

Le papillon s’endort
Paresseux
Sur un lac d’or :
Une fleur

l'Afrique !


Joie. Je viens de terminer le meilleur livre sur l’Afrique d’aujourd’hui que j’aie eu en mains! 
AFRICA TREK 1 et 2, 14'000 km sur les pas de l'Homme
(Robert Laffont, 2005, 2 tomes en Pocket!).
de Sonia et Alexandre Poussin.
 Ils ont fait entièrement à pied, avec de petits sacs à dos, une immense randonnée du Cap (Afrique du Sud) à Tibériade (Israël) en traversant l’Afrique, du Sud au Nord, en privilégiant les lieux des origines des hommes…
On passe avec eux, depuis la pointe de l’Afrique du Sud, au Lesotho, au Zimbabwe, au Mozambique, au Malawi, en Tanzanie, au Kenya, en Ethiopie, au long du Nil au Soudan et en Egypte, pour finir en beauté au Mont des Béatitudes en Israël... Chaque pays, chaque région y est accueillie avec humilité et simplicité et décrite avec une vérité poétique et une grande solidarité humaine.
Cet ouvrage est vraiment génial pour ceux qui voudraient connaître ce continent : ce qu’il a de beau, ce qu’il a de désolant, l’espoir et le désespoir, la culture et les coutumes, les guerres, les problèmes d’aujourd’hui… au ras du sol puisqu’ils vont à pieds au milieu des tribus, mais aussi des lions, des serpents et des merveilles.
Et c’est un couple (ils vont d’ailleurs finir le périple à trois !), ce qui donne du piment à l’affaire. Un couple très fin dans ses synergies conjugales, très ouvert aux perspectives religieuses, à l’art et aux sciences de l’homme (sociologie, politique, ethnologie, paléontologie, écologie humaine...)
Ils touchent à tout avec un regard léger, frais (malgré des chaleurs étouffantes même pour le lecteur). Un regard vrai qui fait plaisir et qui grandit.
Et c’est très, très bien écrit, un peu à la façon de Nicolas Bouvier, qui est pour moi le sommet de l’écriture! (celui dont on voudrait avoir écrit les livres!). J’ai toujours regretté que Bouvier, qui a su si bien peindre le Japon comme l’Ecosse, la Serbie comme Ceylan n’ait pas posé ses pas en Afrique. Grâce à Sonia et Alexandre, je le regrette moins.



samedi 2 juin 2018

l'enthousiasme des jeunes

Il y a encore une jeunesse qui s’enthousiasme pour Dieu, pour les relations humaines et ... pour le foot amical !

C’était aujourd’hui la journée de clôture de l’année de l’internoviciat-interpostulat des jeunes religieux de Kananga. Ils sont venus en excursion sur notre colline : messe et repas chez les sœurs bénédictines voisines et match de foot chez nous.

L’équipe des chanoines et des Pères de Scheut a battu à plate couture mais dans la finesse et la joie amicale l’équipe des Carmes et des Serviteurs des Pauvres : score sans appel 5-3 !

Bonne ambiance sur le terrain et autour, où les jeunes religieuses ont pu montrer qu’elles avaient le physique, le mental et le spirituel dans une forme olympique et un entrain communicatif.


Très belle journée. Il y a une belle jeunesse dans cette Afrique si malmenée à bien des niveaux.

mardi 29 mai 2018

Ninive

Je reviens de ma retraite annuelle faite dans le noviciat des carmélites apostoliques en ville de Kananga. C’était très bien…
J’ai bien prié avec des soeurs qui priaient beaucoup et bien : office de heures en entier, adoration, chapelet, litanies diverses et variées. La totale. Je n’avais qu’à me laisser faire! Et ce fut efficace !

Comme méditation j’avais pris à tout hasard le petit livre de Francine Carillo sur Jonas (Labor et fides 2017). C’était plus que bien ! Une écriture assez ramassée et poétique. Un de ces livres plutôt petits mais pas légers!

Juste une phrase (p. 54), qui m’a fait méditer un jour et qui prend un certain relief quand on sait ce qu’il advient aujourd’hui de la plaine de Ninive (Iraq) :

« Aller à Ninive... C’est quelque chose comme se cogner au réel, endurer les coups et les bleus, affronter ce qui résiste, se confronter à son impuissance à changer le monde comme soi-même. En somme, vivre la vraie vie! C’est aller là-dedans et ne pas désespérer, ce qui est l’exact appel du chemin spirituel ».